Escort (sugar daddy, sugar baby)

Le domaine de l’escorting s’étend de plus en plus dans le monde et en France. Ainsi, un « sugar daddy » désigne l’homme qui souhaite être accompagné par une jeune accompagnatrice de charme. Son escorte devient alors sa « sugar baby ». Ce concept nouveau est importé des Etats-Unis mais semble comporter certaines bizarreries qu’il faut éclairer.

les règles de l'escorting

La « sugar baby » a le privilège de s’ôter de toutes responsabilités et de se focaliser sur son rôle d’accompagnatrice charmante. Le « papa poule » peut ainsi offrir des voyages exotiques et un style de vie luxueux contre quelques faveurs définies auparavant. Ce concept est apparu Outre-Atlantique pour soi-disant permettre à certaines étudiantes d’augmenter leurs niveaux de vie. Le principe est de faire payer le « papa gâteau » pour s’inscrire sur un site internet où il propose une forme d’accompagnement. Ainsi, pour aller aux Seychelles, il choisit son « bébé en sucre » pour l’emmener dans ses valises.

Le papa poule peut ainsi offrir des voyages exotiques

Cependant, il est difficile de comprendre pourquoi les agences proposant de mettre en relation des « sugar daddy » et des « sugar baby » se revendiquent comme différentes d’une agence d’escorting. Il semble que certaines personnes veulent jouer sur la différence sémantique entre un bébé en sucre à chouchouter et une accompagnatrice de charme à respecter. De surcroît, le terme de bébé associé à celui de papa laisse voir une association incestuelle assez difficile à saisir que les agences de Sugar Dating ferait bien d’éclairer.

A contrario, il est vrai que l’accompagnatrice revendique généralement un « social time », c’est-à-dire qu’elle offre un aspect conversationnel, ce qui n’est pas le cas de la « sugar baby ». De surcroît, les call-girls-compagnes sont flattées d’être des confidentes et donnent volontiers des conseils sur les femmes et le sens de la vie.

Ainsi, toutes les femmes peuvent s’inscrire comme des bébés à gâter, fonction infantilisante qui ne demande aucune aptitude particulière si ce n’est de chouchouter un minimum son « daddy ». Les agences de Sugar Dating revendiquent simplement le fait de mettre en relation des personnes d’intérêts complémentaires.

l'accompagnatrice revendique généralement un social time

Cependant, l’escorte apporte une discrétion, une classe, une oreille attentive et des prestations d’accompagnements haut de gamme qu’une « sugar baby » étudiante ne peut souvent pas offrir. De surcroît, il semble qu’elles aient une certaine vulnérabilité quand il s’agit de refuser certaines avances, contrairement aux escortes, notamment parisiennes, qui ont les idées bien claires.

Le principe de la mise en relation entre un « sugar daddy » et une « sugar baby » semble donc être une alternative médiocre de l’homme d’affaires qui sollicite une accompagnatrice de charme VIP pour un voyage ou pour un dîner important. Voilà un risque d’atteinte au monde de l’escorting où s’exerce le libre choix dans tout son éclat.

Il n’est pas sûr qu’une jeune femme ne connaissant pas les règles de l’escorting soit apte à avoir le bon comportement dans les destinations à la mode, dans les casinos ou des Hôtels luxueux. Cela nécessite certaines convictions et aptitudes qui ne sont pas données à tout le monde.

Aussi, de nombreuses escort-girl savent manier l’art de la domination BDSM, pratique qui demande beaucoup d’empathie, de l’expérience mais aussi de l’intelligence et une certaine ouverture d’esprit. Difficile de dire si la « sugar baby » saura enfiler la combinaison de latex et saisir le fouet sans qu’elles ressentent un certain mal-être voire, plus grave, une dépersonnalisation.