Sex Doll une histoire d’escort girl française érudite

Ce 7 décembre, sort dans les salles de cinéma français « Sex Doll », un film français réalisé par Sylvie Verheyde et qui traite de l’escorting de luxe. Sex doll signifie « poupée de sexe », désignant généralement les poupées en silicone ou gonflables, trouvables sur internet ou dans les magasins spécialisés de type sex-shop. Dans le cadre du film, cela dénonce la matérialisation de l’héroïne du film, Virginie, jeune escort-girl indépendante.


Interprétée par Hafsia Herzi, Virginie est donc une call-girl de luxe qui sait se faire respecter. La rencontre d’un jeune homme dont elle va tomber amoureuse va être le point de départ de la teneur dramatique du film.
Même si le film est français, il se déroule à Londres. Il est regrettable que la production n’ait pas choisie de parler de la situation de l’escorting en France et notamment à Paris où les escortes sont légion. Que ce soit des latinas, des dominatrices et même des anciennes stars du X.
Reste à savoir si le film traite plus d’une histoire d’amour ou de la situation de l’escorting de luxe en 2016. Il est très dur d’appréhender ces types de manifestations. En effet, il est encore très ordinaire de constater que les aprioris sont tenaces dans ce milieu.
Il est souhaitable que ce film et ces formidables acteurs sachent mettre une illustration objective sur ce qu’est une escorte vip aujourd’hui sans refaire le coup de la jeune immigrée perdue en métropole et récupérée par des gangs bosniaques. A priori oui, puisque le synopsis du film explique que l’héroïne est une escorte indépendante pour qui tout va bien et qu’une rencontre va bouleversée.
Le cinéma a produit beaucoup de films sur l’escorting avec plus ou moins de succès, plus ou moins de talent. Bien sûr, il y a de très bon film sur le sujet comme « girlfriend experience » de Steven Soderbergh qui traite d’une call-girl de luxe à Manhattan ou encore le sempiternel « pretty woman », où une actrice du nom de Julia Roberts éclabousse le 7ème art. À ce propos, Richard Gere doit beaucoup au sujet de l’escorting puisque son premier succès, « American Gigolo », est un film de 1980 où il joue Julian Kay, un escort-boy jeune et séduisant pour femmes esseulées.
Reste à voir si « Sex Doll » saura se ranger parmi les succès du cinéma ou si ce film s’enfermera dans une tragédie classique où la condition de la femme sera mise en avant. La performance du mannequin britannique Ash Stymest est également très attendue. C’est également l’occasion de voir Paul Hamy, acteur français qui sera à l’affiche du « divan de Staline » avec Gerard Depardieu pour la rentrée 2017.
Appréhendé ce type d’accompagnement de charme dans une œuvre artistique est une entreprise périlleuse, surtout si l’on décide de l’associer à des services sexuels. Il s’agit là de pervertir la notion d’accompagnement de charme dans sa fonction socialisante. Il n’est pas rare de voir des personnes confondre libertinage et service sexuel lorsque l’on parle d’escorting. Toujours est-il que Hafsia Herzi est très attendue ce mercredi 7 décembre dans les salles pour jouer le rôle de Virginie.